Vincent MORIN-DESEVEDAVY
C’est en 2010 que Vincent MORIN-DESEVEDAVY décide de reprendre les rênes de l’entreprise familiale fondée en 1942 par son grand-père, Jules DESEVEDAVY.
Il a alors 40 ans et poursuit sa carrière de « jeune cadre dynamique » au sein de grands groupes internationaux.
Il est à des années-lumière de cette petite PME artisanale, alors gérée par un de ses cousins. C’est lors des obsèques de ses grands-parents en 2008 et 2009 que le personnel l’alerte sur la situation catastrophique de l’entreprise.
Il découvre vite que la Maison est alors une vieille endormie au bord du dépôt de bilan.
Retards stratégique et organisationnel, défauts de gestion, déficits structurels, finances exsangues… l’électrocardiogramme de l’entreprise est plat et tout pousse à la liquidation.
Attaché à la survie de cette institution (qui a conservé néanmoins une excellente réputation), et souhaitant faire perdurer cette entreprise familiale, Vincent quitte tout pour tenter de la sauver : Son job de cadre sup’ et le confort de sa vie de famille parisienne.
En 2011, il fera le choix de racheter l’intégralité des parts de l’entreprise aux 12 membres de sa famille qui se partageaient alors le capital, afin de s’assurer d’avoir les coudées franches…
Fort de son mantra « Tradition et modernité », Vincent mettra plus de 10 ans pour restructurer l’entreprise en profondeur.
L’enjeu consistant en effet à rajeunir et rénover l’entreprise tout en restant attaché à ses fondamentaux : Le savoir-faire et la qualité du service (deux engagements guidés par la passion de la musique).
3 grands axes stratégiques ont été décidés :
- Recentrage sur le piano et abandon de tous les autres instruments (l’entreprise quittant ainsi un positionnement de généraliste pour se concentrer sur un positionnement de spécialiste)
- Recentrage sur 1 seul et unique point de vente (fermeture des 3 magasins existants à Nantes et Angers au profit d’un seul et unique, mais exemplaire et qui fait aujourd’hui référence en Europe)
- Développement de la digitalisation (création d’un site internet marchand, refonte des réseaux sociaux pour une communication « drive to store »…)
Mieux armée face aux enjeux d’un marché structurellement mature, elle a pu profiter pleinement du rebond inattendu du marché du piano en 2020, lors de la crise du COVID qui a constitué (contre toute attente) un accélérateur à son redressement.
Elle compte aujourd’hui parmi les leaders en France sur ce marché de niche qui ne pèse (tous instruments de musique confondus) que 600 millions d’euros (soit le poids du marché du fer à repasser !).
Chronique
LE TEMPS DE L’ENTREPRISE
Le temps préparé ...
- 1ère mi-temps
- 14h45
Vincent MORIN-DESEVEDAVY
Desevedavy Pianos